Que faire en cas d’infection urinaire à répétition ?

Infection urinaire

L’ infection urinaire à répétition constitue un cadre qui peut déterminer un impact significatif sur la qualité de vie de la femme. Chez ces femmes, une série de mesures et de traitements possibles peut être instituée, visant à réduire la fréquence des épisodes. Avec l’avènement des antibiotiques et des moyens diagnostiques modernes, la mortalité due à cette maladie approche actuellement de zéro.

Les différents types d’infections des voies urinaires

L’infection des voies urinaires est généralement divisée en 2 types :

Cystite

L’infection de la vessie est appelée cystite. Ses symptômes les plus courants comprennent : douleur à uriner (dysurie), envie d’uriner tout le temps (polyurie), sang dans les urines (hématurie), douleur dans le bas-ventre et sensation de vidange incomplète de l’urine.

La cystite est une affection qui ne provoque généralement pas de fièvre et entraîne rarement des complications.

Pyélonéphrite

L’infection d’un ou des deux reins est appelée pyélonéphrite. La pyélonéphrite est une maladie beaucoup plus grave que la cystite. Ses symptômes comprennent une forte fièvre, des lombalgies, une faiblesse, des nausées et des vomissements. Si elle n’est pas traitée correctement, elle peut être fatale.

La grande majorité des cas d’infection urinaire à répétition sont en fait des cystites récurrentes. La pyélonéphrite récurrente chez les femmes en bonne santé est une maladie rare.

Près de la moitié des femmes (44%) qui ont une cystite finissent par avoir une récidive dans l’année. Dans 25% des cas, la récidive survient dans les 6 mois.

Les hommes atteints d’infections urinaires récurrentes présentent généralement des défauts dans l’anatomie des voies urinaires, tels que des modifications de la prostate, une obstruction de l’uretère ou des sténoses (oppression) de l’urètre.

Chez la femme, la plupart des cas de cystite récidivante apparaissent chez des patients sains et sans aucune modification de l’anatomie urinaire. Souvent, la cause de l’infection des voies urinaires reste inconnue. Pour avoir plus de détails sur les infections urinaires, vous pouvez visiter www.femannose.com.

Plan thérapeutique

Pour les femmes présentant une infection urinaire récurrente, le plan thérapeutique doit être individualisé, en discutant des préférences du patient concernant l’utilisation d’antibiotiques, la collecte de cultures d’urine, l’utilisation de substituts hormonaux et l’adoption de mesures non pharmacologiques.

Il est important d’identifier le sous-groupe de patients présentant une infection urinaire récurrente qui doit être référé vers des spécialités telles que la gynécologie, l’urologie ou la proctologie, comme les femmes présentant des masses pelviennes, un prolapsus vaginal, un prolapsus rectal, des calculs rénaux, un cathétérisme vésical chronique, une immunosuppression, des symptômes atypiques ( hématurie macroscopique, pneumaturie postopératoire), progression rapide vers une septicémie, présence d’organismes multirésistants ou antécédents d’infections urinaires compliquées.

Pour le traitement des épisodes symptomatiques d’infection urinaire non compliquée, 3 à 5 jours d’antibiothérapie sont suffisants, en privilégiant les antibiotiques oraux. L’hydratation et les analgésiques urinaires peuvent aider à soulager les symptômes. 

Le choix empirique des antibiotiques peut être basé sur les résultats de cultures d’urine précédente, la présence de comorbidités ou d’allergies, avec ajustement ultérieur en fonction du résultat de la culture d’urine de l’épisode en cours.

Mesures préventives

Outre le plan thérapeutique, les mesures préventives doivent également être individualisées, en intégrant les spécificités et les préférences du patient. Un apport hydrique accru, des mictions fréquentes, une hygiène périnéale, de faibles doses d’œstrogènes vaginaux topiques ou d’antibiotiques prophylactiques sont des exemples de stratégies qui peuvent être adoptées.

Pour les cas associés à des rapports sexuels, l’utilisation d’antibiotiques pendant la période péricoïtienne peut être une stratégie efficace. Les cas associés à une atrophie génito-urinaire peuvent bénéficier de 3 à 6 mois de remplacement hormonal topique. Une antibioprophylaxie continue n’est recommandée que dans un groupe restreint de patients, avec la nitrofurantoïne, le triméthoprime-sulfaméthoxazole, la céphalexine et la fosfomycine comme principales options, généralement pour une période de 3 à 6 mois.

Les patients utilisant des antibiotiques doivent être surveillés pour l’évolution d’événements indésirables ou de changements dans le profil de résistance.

D’autres stratégies, telles que la vitamine C, les probiotiques, les capsules de lactobacilles vaginales, les extraits d’ail ou de canneberge et la supplémentation en L-arginine ou en D-mannose, n’ont pas de preuves solides d’efficacité dans la littérature.

Quels sont les gestes à adopter ?

Si la femme avec une infection urinaire récurrente a un facteur de risque qui peut être modifié, cela devrait être la première étape de la stratégie de prévention pour l’infection urinaire traitement.

Apprendre à bien nettoyer après une selle, éviter une douche vaginale, éviter les spermicides, uriner immédiatement après un rapport sexuel, éviter l’utilisation de produits chimiques pour l’hygiène intime ou utiliser des crèmes vaginales à base d’œstrogènes après la ménopause sont quelques-unes des mesures qui peuvent être prises.

Cependant, de nombreuses femmes ont des infections urinaires récurrentes et sont incapables d’identifier les facteurs de risque modifiables.

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